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Quels sont les effets de la crise énergétique en France ?

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Alors que les prix de l’énergie ont atteint des sommets jamais atteints auparavant, nombreux sont les fournisseurs d’énergie européens dont le commerce est remis en question. Alors quelles sont les raisons d’une telle crise énergétique et quels sont les fournisseurs d’énergie qui ont dû mettre la clef sous la porte suite à la hausse des prix en France ?

Pourquoi certains fournisseurs d’énergie font-ils faillite ?

La crise énergétique fait flamber les prix de l’énergie

Depuis l’été 2021, les prix du gaz naturel augmentent de manière considérable. Cette inflation peut être expliquée par une hausse de la demande à la suite de la Covid-19 et depuis la reprise de l’activité économique de nombreux pays.

S’il s’agit de l’une des principales raisons, cette crise énergétique est également due aux difficultés qu’ont les pays européens à s’approvisionner auprès des pays producteurs : Russie, Norvège, Algérie… ainsi qu’à l’augmentation de la taxation CO2. L’approvisionnement auprès de la Russie est d’autant plus mis à mal depuis début 2022 et la guerre que le pays a déclaré à l’Ukraine. En effet, l’Europe doit environ 40 % de son approvisionnement en gaz naturel à la Russie.

Puisqu’une partie de l’électricité européenne est produite dans des centrales à gaz, l’augmentation des prix du gaz naturel impacte directement les prix de l’électricité, qui connaissent, eux aussi, une forte hausse depuis l’été 2021.

Plus concrètement, les marchés de gros fournissent la grande majorité de l’énergie commercialisée par les fournisseurs du marché. Or, puisque les prix des marchés de gros fluctuent selon l’offre et la demande et que la demande d’approvisionnement en gaz naturel est aujourd’hui exponentielle en Europe, les fournisseurs ne peuvent plus s’approvisionner aux tarifs habituels.

Par conséquent, nombreux sont les fournisseurs qui sont obligés de commercialiser de l’énergie à pertes dans le cas des contrats souscrits par leurs clients à des prix fixes ou indexés aux Tarifs Réglementés de Vente (TRV).

La réaction du gouvernement français face à la hausse des prix de l’énergie

Suite à l’augmentation des prix de l’énergie, le gouvernement français a opté pour la mise en place de plusieurs solutions :

  • un gel des tarifs réglementés de vente du gaz naturel et de l’électricité ;
  • un bouclier tarifaire pour les prix de l’électricité.

Ainsi, le premier ministre Jean Castex a décidé de bloquer le tarif réglementé de vente (TRV) du gaz pour toute l’année 2022. Le gel du tarif réglementé d’électricité prendra fin, quant à lui, en février 2023.

Dans cette même optique de contrôle de l’augmentation du prix de l’énergie, le gouvernement a annoncé fin 2021 la mise en place d’un bouclier tarifaire pour l’année 2022, qui limite la hausse des prix de l’électricité à + 4 %.

S’il s’agit là d’une inflation importante (+ 5 € par mois en moyenne sur la facture des consommateurs français chauffés à l’électricité), sachez que le pire a été évité puisque sans ce bouclier tarifaire, l’inflation du TRV d’électricité attendue pour l’année 2022 était de l’ordre de + 44,5 % !

Ces mesures représentent une bonne nouvelle pour les consommateurs, puisqu’elles signifient que le prix du kWh d’électricité ne peut pas dépasser le niveau atteint en février 2022 durant cette période.

Il en est pourtant autrement pour les fournisseurs d’énergie, qui se retrouvent dans l’obligation de vendre leur énergie à pertes selon les contrats… Le risque provient alors pour eux des consommateurs, qui pourraient résilier leur abonnement et changer de fournisseur d’énergie à la fin du gel tarifaire, afin d’esquiver le rattrapage tarifaire programmé dès la fin de ces mesures.

Dans le but de les encourager à ne pas changer de fournisseur, mais aussi de les aider à faire face à l’inflation des prix de l’énergie, l’État a attribué fin 2021 un chèque inflation d’une valeur de 100 € à 38 millions de ménages français.

Les fournisseurs alternatifs sont mis à mal

Dans un tel contexte, tous les fournisseurs d’énergie n’arrivent pas à suivre le rythme. En effet, certains fournisseurs sont obligés de faire grimper le prix du kWh de leurs offres de marché pour ne pas vendre à pertes et pour compenser les ventes à pertes qu’ils n’ont pas le choix d’effectuer.

De fait, les clients déjà engagés dans des contrats d’énergie à prix fixes ou à prix indexés ont souscrit à une offre qui promet, dans le premier cas, de ne pas évoluer en termes de tarifs et dans le deuxième cas, à rester moins cher que le tarif réglementé commercialisé par les fournisseurs historiques.

Ainsi, les fournisseurs achètent le gaz et l’électricité nécessaires sur les marchés de gros à un prix plus élevé que celui des offres qu’ils commercialisent. Puisque le tarif payé par leurs clients est bloqué et soumis à un contrat d’une durée pré-établie (entre 1 an et 4 ans selon l’offre), alors les fournisseurs ne peuvent pas leur faire payer le prix juste et sont obligés de vendre à pertes.

Par conséquent, en mai 2022, alors que le TRV d’électricité affiche un prix du kWh à 0,1740 , un fournisseur aussi important qu’Eni se voit dans l’obligation de proposer un prix du kWh à 0,3356 € ! Il en va donc bien évidemment de même pour les plus petits fournisseurs d’énergie, dont les fonds sont moins élevés…

Certains de ces fournisseurs sont alors dans l’obligation de suspendre leurs offres d’électricité et/ou de gaz naturel, car ils peinent déjà à approvisionner leurs clients existants. Dans d’autres cas, les fournisseurs proposent à ces clients de passer sur une offre plus chère que celle à laquelle ils ont souscrit, voir d’annuler leurs contrats.

Les fournisseurs les plus en difficulté sont, dans le pire des cas, contraints de cesser leur activité de fourniture énergétique. Leurs clients sont alors exposés à des coupures d’électricité et doivent se réfugier auprès d’un nouveau fournisseur d’énergie.

C’est ce qu’il s’est passé pour 28 fournisseurs ayant fait faillite au Royaume-Uni depuis le mois d’août 2021. De la même manière, la crise énergétique fait rage en Belgique, où 3 fournisseurs ont déjà fait faillite. Le pays a d’ailleurs repoussé sa sortie du nucléaire, pourtant prévue depuis 2003 en 2025. Celle-ci a été repoussée à 2035 pour faire face à la crise énergétique actuelle.

En France, grand nombre de fournisseurs ont mis leurs offres avantageuses en pause et refusent de prendre en charge de nouveaux clients pour éviter la faillite.

Il reste tout de même possible pour les consommateurs de trouver des offres d’énergie à des prix moins chers que celui du TRV. En général, le prix de l’abonnement est toutefois très élevé et le gain économique n’est donc pas vraiment au rendez-vous…

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Quels sont les fournisseurs qui ont fait faillite en France ?

Parmi les plus de 40 acteurs du marché de l’énergie en France, tous n’ont pas su résister à la crise énergétique actuelle. La France n’a toutefois pas connu de trop nombreux cas de fournisseurs en faillite, si l’on compare les chiffres à ceux du Royaume-Uni, où 28 fournisseurs ont dû cesser leur activité de fourniture énergétique.

En effet, en France, certains fournisseurs ont choisi eux-mêmes de se retirer du marché de l’énergie avant d’être en faillite et d’autres ont décidé de suspendre leurs offres pour un certain temps. Découvrons donc le degré d’impact qu’a eu la crise énergétique sur notre pays.

Qui sont les fournisseurs français qui ont fait faillite ?

Hydroption

Hydroption a été le premier fournisseur d’énergie à faire faillite en France.

En procédure de sauvegarde depuis 2018, ce fournisseur à destination des professionnels uniquement a fini par mettre la clef sous la porte au mois de décembre 2021, après avoir été placé en redressement judiciaire par le tribunal de Toulon au mois d’octobre 2021.

La faillite d’Hydroption peut être expliquée en grande partie par la crise de la Covid-19. En effet, en tant que fournisseur de professionnels (ses principaux clients étaient l’État, l’Armée et la Mairie de Paris) Hydroption a vu chuter sa demande d’approvisionnement en 2020, lors des confinements liés à la crise sanitaire.

Le fournisseur a donc pris la décision de réduire ses achats en électricité, mais la reprise de l’activité économique en 2021 a forcé Hydroption à acheter de l’énergie sur les marchés à court terme, dont les prix étaient plus qu’élevés et ont causé sa chute.

Bulb

Filiale de la société britannique en faillite Simple Energy, Bulb Energy a perdu son autorisation de vente d’énergie en France en début d’année 2022.

Si Bulb n’a pas elle-même fait faillite, le fournisseur a annoncé cesser son activité en France à ses clients dans un e-mail reçu au 20 janvier 2022. Ces derniers avaient jusqu’au 1er avril de la même année pour résilier leur contrat et trouver un nouveau fournisseur d’énergie, avant d’être transférés à EDF. C’est effectivement EDF qui a été désigné comme fournisseur de secours par le ministère de la Transition écologique en cas de faillite.

Présent sur le marché de l’énergie depuis 2015 et implanté en France depuis 2020, Bulb était un fournisseur d’énergie verte.

Dans son e-mail, Bulb energy a expliqué les raisons de sa faillite : “Les prix de gros de l’énergie ont drastiquement augmenté l’année dernière et continuent d’être extrêmement volatiles. La pénurie d’approvisionnement en gaz due à la baisse des exportations de la Russie et à la hausse de la demande font que les prix restent élevés et imprévisibles. Pour toutes ces raisons, il est apparu que la seule issue possible était de cesser nos activités en France.

Plüm Energie et Planète Oui

Si ces deux fournisseurs n’ont pas fait faillite, ils n’en étaient pourtant pas bien loin !

En effet, le fournisseur d’électricité verte Plüm Energie a échappé à la faillite grâce au rachat de la startup par le fournisseur britannique Octopus Energy, survenu fin janvier 2022.

De ce fait, Plüm Energie continue son activité de fournisseur énergétique en France, mais sera prochainement rebaptisé Octopus Energy France.

Le fournisseur d’énergie verte OUI Energy, plus connu sous le nom de Planète OUI avait quant à lui été placé en redressement judiciaire le 19 janvier 2022 et avait jusqu’au 1er mars de la même année pour trouver une issue.

C’est auprès du fournisseur français Mint Energie que Planète OUI et ses 120 000 clients ont pu trouver refuge : en effet, Mint Energie a annoncé le rachat du fournisseur le 24 février 2022.

Qui sont les fournisseurs qui ont cessé leur activité en France ?

Certains fournisseurs d’énergie ont fait le choix de cesser leurs activités en France, voire de se retirer du marché de l’énergie.

Barry

Arrivé en France en 2021 avec l’innovation des offres à prix coûtant, le fournisseur Barry a été contraint de mettre un terme à l’aventure en janvier 2022.

La faute à pas de chance, puisque Barry Energy proposait des offres à tarification dynamique, qui n’étaient tout simplement pas rentables à cause de la crise économique actuelle.

En effet, Barry avait pris la décision de ne pas prendre de marge sur le prix du kWh, mais uniquement sur celui de l’abonnement. L’inflation sur les prix du marché de gros ne permettait donc pas au fournisseur d’attirer de nouveaux clients.

Le principal investisseur du fournisseur, l’entreprise Fortum, a alors décidé de ne plus assurer son financement. Cela a conduit Barry à annoncer qu’il se retirait du marché énergétique français, laissant ses clients sans fournisseur d’énergie et exposés à des risques de coupure d’électricité. Les clients de Barry ont ainsi dû trouver un nouveau fournisseur d’énergie et souscrire un nouveau contrat de fourniture énergétique au plus vite.

E. Leclerc

E. Leclerc fait partie des fournisseurs ayant décidé de congédier ses clients suite à la crise énergétique.

En effet, le fournisseur E. Leclerc avait prévu pour ses clients le lancement d’une nouvelle offre d’électricité à tarif dynamique, qui devait remplacer toutes les offres proposées jusqu’alors.

Malheureusement, la crise connue par le marché de l’énergie a contraint le fournisseur à repousser l’arrivée de cette offre. De plus, la hausse des prix de l’électricité ne permettait pas à E. Leclerc de poursuivre la fourniture d’énergie auprès de ses clients.

Le 22 septembre 2021, le fournisseur a donc annoncé mettre fin à tous ses contrats au 15 octobre 2021, ne laissant à ses 100 000 consommateurs qu’un petit mois pour souscrire un nouveau contrat auprès d’un nouveau fournisseur d’électricité.

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Qui sont les fournisseurs qui ont suspendu temporairement leurs offres ?

La hausse des prix de l’énergie et de l’approvisionnement pour les fournisseurs a contraint plusieurs d’entre eux à suspendre leurs offres avantageuses. Ils continuent ainsi de fournir leurs clients, mais n’en acceptent plus de nouveaux.

D’autres fournisseurs ont dû rallonger les délais d’activation de leurs contrats afin de continuer à autoriser les souscriptions. Tel a été le cas pour Butagaz, Mega Energie et Ohm Energie. Il faut désormais compter respectivement 3 mois, 3 mois et 15 jours pour voir s’activer votre contrat d’électricité auprès de ces fournisseurs.

Le groupe Casino

Si les deux fournisseurs du groupe Casino (Cdiscount énergie et GreenYellow) ne se sont pas complètement retirés du marché français de l’énergie, ils ont tout de même pris la décision de mettre un terme à tous leurs contrats de fourniture de gaz naturel au 6 avril 2022 et de mettre en pause leurs offres d’électricité.

C’est alors 38 000 consommateurs qui se sont retrouvés dans l’obligation de souscrire un nouveau contrat de fourniture énergétique, souvent bien moins avantageux que celui qu’ils avaient choisi chez Cdiscount énergie ou chez GreenYellow.

Enercoop

1er ex æquo au classement Greenpeace et labellisé VertVolt “très engagé”, Enercoop est un fournisseur d’énergie verte qui n’est aujourd’hui plus en mesure d’accepter de nouveaux clients. La suspension de son offre est toutefois temporaire, dans le but de proposer à ses clients des prix toujours accessibles.

Se fournissant auprès de producteurs d’énergies renouvelables, le fournisseur achète actuellement son énergie à des prix bien plus élevés qu’avant. Très engagé dans la transition écologique, Enercoop refuse d’avoir recours à l’Accès Régulé à l’Énergie Nucléaire Historique (ARENH).

énergem

Fournisseur de gaz naturel et d’électricité, énergem a décidé de suspendre temporairement son offre d’électricité verte. Cette pause de fourniture énergétique est due au fait qu’énergem n’arrivait plus à proposer à ses clients des tarifs compétitifs.

Llum énergie

Le fournisseur catalan d’électricité verte ne propose plus de souscription pour d’autres régions que l’Occitanie. Il n’est par conséquent plus possible actuellement de souscrire auprès de Llum énergie en France.

Lucia Energie

Spécialisé dans la fourniture énergétique pour les agriculteurs ou les professionnels du secteur agricoles, Lucia Energie propose tout de même des offres pour les particuliers.

Néanmoins, les offres de Lucia Energie ne sont pas disponibles à la souscription à l’heure actuelle, en raison de la crise énergétique.

Proxelia

Proxelia est un fournisseur d’énergie constitué de trois entreprises locales de distribution (ELD). Bien que Proxelia soit fortement ancré en Picardie, ses offres à destination des professionnels et des particuliers sont habituellement disponibles dans toute la France. Toutefois, l’offre à prix fixe Domelia, proposée aux particuliers, est temporairement indisponible en raison des prix élevés de l’énergie.

Sélia

Créé par l’ELD des Deux-Sèvres Séolis, Sélia propose habituellement aux particuliers une offre d’électricité 100 % verte à prix de marché bloqué sur une période de 3 ans. Dans le but de pouvoir honorer les contrats souscrits avant la crise énergétique, Sélia est dans l’incapacité d’accepter de nouveaux clients, que ce soit pour son offre à destination des particuliers ou pour celles à destination des professionnels.

Élecocité

Engagé dans la transition écologique, élécocité propose à ses clients de financer le projet écologique de leur choix grâce à l’investissement de jusqu’à 10 % de leur facture dans un projet de transition écologique ou énergétique.

Le fournisseur d’électricité Élecocité a temporairement suspendu ses deux offres d’électricité en raison du contexte actuel de forte hausse des prix de l’énergie.

Si votre fournisseur d’énergie suspend l’offre à laquelle vous avez souscrit, pas de panique. Il y a en effet de fortes chances pour que cette suspension ne concerne que l’arrivée de nouveaux clients, mais que votre fournisseur assure encore les contrats souscrits avant la crise énergétique.

Toutefois, dans le cas où vous auriez souscrit une offre auprès d’un fournisseur d’énergie et que celui-ci vous informe qu’il va cesser son activité, alors il vous faudra changer de fournisseur d’énergie au plus vite afin de ne pas subir de coupure d’énergie.

Pour trouver le fournisseur d’énergie le moins cher ou le plus vert, nous vous conseillons d’utiliser un comparateur d’énergie.

Si les fournisseurs impactés par l’inflation des prix de l’énergie sont nombreux, il en va de même pour les consommateurs français, qui voient leurs facture énergétiques augmenter.

Afin de se protéger de la hausse des prix et selon la situation actuelle, le mieux reste de souscrire une offre à prix fixe, qui permet de recevoir une facture d’énergie stable tous les mois, pour une durée allant de 1 à 4 ans selon les offres.

Encore mieux, les offres à prix fixes révisables à la baisse vous feront profiter des mêmes avantages que les offres à prix fixes, mais si le prix de l’énergie tend à baisser, alors votre facture diminuera elle aussi. Si le prix de l'énergie grimpe, vous ne serez pas concerné par ces augmentations.

Dans le cas d’une faillite, vous ne risquez pas d’être victime d’une coupure d’électricité. En effet, le ministère de la Transition Écologique a désigné des fournisseurs de secours en cas de faillite de la part d’un fournisseur d’énergie.

Ainsi, EDF récupèrera automatiquement et temporairement les contrats d’énergie des fournisseurs en faillite, jusqu’à ce que les clients trouvent un nouveau fournisseur d’énergie. C’est ce qu’il s’est passé lors de la faillite d’Hydroption.

Les consommateurs ont néanmoins tout intérêt à trouver un nouveau fournisseur alternatif dans les plus brefs délais, car les prix pratiqués par le fournisseur de secours ne seront pas ceux négociés avec le fournisseur en faillite. Les factures seront bien plus élevées chez le fournisseur désigné de secours et il faudra donc mieux se diriger vers une offre de marché. Étant donné la situation du marché de l’énergie, nous vous conseillons de vous tourner vers une offre à prix fixe, proposée par de nombreux fournisseurs alternatifs.